Lune de miel, 2ième jet

(premier jet ICI)

Tout était vraiment, plus que parfait...

Nous avons donc consumé notre union drette sur le balcon. 

C'est lorsqu'est venu le moment d'entrer qu'à commencé mon calvaire.  La porte était barrée, crisse.  Aucun moyen de l'ouvrir.  J'étais là, pantoise, en petit déshabillé blanc, transparent, sperme coulant entre les jambes... J'étais là,  attendant que mon chevaucheur me dise que c'était une blague, une farce plate.... Mais non asti. C'était réel.

On eut beau frapper, crier à outrance... la fuckin porte était scellée.
Nul besoin de vous dire qu'à 4h00 du matin, âme qui vive se fait rare sur le terrain.  J'ai quand-même commencé à hurler "help"  "help please"!!! Parce que moi, tsé, l'espagnol...

Mon preux chevalier a vite jeté les armes. Parce que tsé, de nos jour, les contes de fée... Pffft!!

Sur un ton mielleux impregné de fatique et de champagne, il me lança amoureusement qu'il vallait mieux s'allonger là, sur le marbre froid, et attendre le levé du soleil.

(À SUIVRE)

Tears in heaven

Un an et des poussières se sont écoulées depuis ton départ.
Je sais que tu es bien là-haut. T'auras enfin retrouvé tes jambes, ton corps et tes sens.

T'es sans doute l'homme le plus digne que j'aurai jamais rencontré, papa. Un exemple pour les plaignardes comme moi.

Je te la dédie, celle-là...
Parce qu'en un seule chanson, il aura exprimé ce que je ressens, aujourd'hui.

Lune de miel

Avant que je ne cesse de croire aux contes de fées, à l'époque ou la fillette en moi croyait fermement au valeureux prince charmant, il y a de cela bien longtemps, j'ai dis oui au preux chevalier. Vêtue de blanc, j'ai donc traversé la grande allée...

Bien que ce caprice marital fut aussi bref et morne que la présence du soleil l'été dernier, nous avons tout de même pris le temps de partir à l'aventure vers une chaude plage du sud.  Vous voyez, les princesses rêvent de nuit de noce magique. Alors les princes se doivent de s'incliner à leurs caprices. Mon conte de fée allait d'ailleurs débuter sur la paradisiaque île de Cuba, très cher lectorat.

Tout était parfait...

Ayant pris soins de bouquer un forfait Lune de miel, nous avons trouvé tout le romantisme recherché dès notre premier coup d'oeil à la suite que nous allions occuper pour deux semaines. Sur la glace, une bouteille de champagne ornait le rebord marbré du foyer allumé. L'immense lit faisait face à un mur vitré donnant droit à un grandiose clair de lune mirroitant l'océan que je voyais pour la première fois.

Tout était vraiment parfait...

Malgré l'heure tardive, l'envie pressante d'aller assouvir nos besoins charnels se fit sentir. De plus, un vraiment très sexy déshabillé trainait dans ma valise. Nous avons donc ouvert le champagne sur le balcon, échangeant longs baisers et se faisant milles promesses d'avenir divin. 

Plus nos flûtes se vidaient, plus notre désir grandissait...

(À SUIVRE)

Potins de famille, tôme 4

Dans mon temps, nous autre on étaient tuff.  Cé pas mêlant, fallait qu'un ch'val nous passe su'l corp ben comme du monde pour pas qu'on rentre à l'ouvrage.  Astheure, avec toute vos histoires de maladies d'la tête lé jeunes, on crérait qu'ça vous tente pu d'travailler. Pis à part de t'ça, vous l'savez même pas cé quoi d'l'ouvrage, d'la vraie.

Penses-tu qu'ta grand-mère, avec cé 14 enfants, quand v'nait l'temps d'souper, à v'nait s'lamenter pour que je l'aide à calmer le p'tit darnier qui c'était pogner lé doigts dans porte d'la grange en essayant d'la farmer pour pas que l'cochon s'sauve? Pantoute ma tite fille.

Premièrement, la mère, à l'savait ben trop qu'javais travaillé à sueur de mon front toute la journée sua terre. Pis deuxièmement, a lavait pas l'temps pantoute d'arrêter d'pétrir sa pâte à pain pour aller faire dé minouches a toué fois qu'un jeune braillait. Pis y l'ont compris ben vite lé flots.  Faqu'y braillaient pas pour e-rien comme ceux d'nos jours saint-crème. 

Astheure cé rendu mou comme d'la guenille.  Avec toutes vos patentes de psychologie pis de parlage, vous pardez du temps en calvince.

Moé, je l'ai souvent dit pis je l'pense encore: " une bonne claque, ça toujours sa place".

Faut arrêter ça pis ça presse c'te moumounage là.  Après ça, ça vieilli d'même cé enfants là... Ça arrive à l'âge de s'marier pis d'partir en famille, pis sont encore en train d'jeunesser.  Quand yé rendu l'temps d'gagner sa vie, ça tombe le moral à terre pis ça prend dé penules pour lé r'mette d'applomb.

En plusse cé rendu qu'ça pu d'santé cé jeunesses là?
Cé bin sartin bout'viarge, à menute qu'ça tousse pis qu'ça morve, vous leur bourrez lé s'oreilles de ouatte pis vous lé habillez par dessus la tête cimonac!  Nous autre, dans l'temps, fallait presque qu'y en  aille un qui crache le sang avant qu'la mère le soigne avec une mouche de moutarde.  On leu s'a bin endurci l'système itou. 

Lâchez-moé ça cé moumouneries là.
Ça prend pas la tête à Papineau pour e-rmarquer qu'ça marche pas.

19 octobre 1989

Je me souviens.
Grande slaque acnéique célébrant ses 15 ans. Jeune pubère rachitique aux cheveux gaufrés, toupet en chou-fleur.  Image digne du blogue Sexy people, très certainement.

"Ça fait 20 ans"

J'aime pas dire ça. 
C'est qu'imaginez, j'entends encore mon père me raconter ses histoires d'enfants...  Tellement vielles que je les voyais en noir et blanc. Vous savez, celles d'il y a 20 ans?

Mais faut se consoler, je me dis...
Vieillir, c'est être jeune plus longtemps que les autres. N'est-ce pas?

Esquisse d'un projet

En cette ère épidermique, ou le paraître marche sur les plates-bandes de l'être, je me questionne sur le sens que prend la vie. Ma vie plutôt. Cette putain trop usée par les méandres d'un destin trouble. Enculée et prise sauvagement, feignant l'extase à tous futiles apparats. Oui, cette salope qui est mienne.

J'y vomirais mon mal-être de toute mes forces, sans continence. Aussi durement que les sales coups qu'elle m'a donné, ma vie, je lui cracherais tripes et boyaux en pleine gueule. Violemment.

Certainement, j'ai ce besoin de me plaindre.  De râler, m'apitoyer et pleurer sur mon sort. En ces affres instants qui démasquent mon âme, mes doigts m'imposent la révolte.

Je veux composer ma rage en braconnant mon talent qui se cache derrière ma pudeur,  m'insurger à coups de lettres et de mots. Hurler silencieusement à la destinée que j'existe encore...

Parce qu'écrire, on l'a déjà dit, c'est ranger le vrac de sa vie.

Inspiration, cette salope

Ya de ces soirées si douces que l'on maudit la nuit de devoir nous les enlever. Ou l'on aspire, en marge d'un instant,  maîtriser le pouvoir d'en disposer éternellement.

Quand l'aura des souvenirs embaume tous sens, colorant pas à pas les croquis d'un vécu révolu, le climat du maintenant fait renaître le jadis. Dans cette éphémère et si intense parcelle de temps, j'entre en moi pour visionner ma mémoire prendre vie...

Dire que j'aimerais tant pouvoir m'en exorciser, parfois, de mon Histoire.

Or ce soir, ces images qui m'appartiennent sont si, tant  délicieuses que j'y baignerais excessivement.  Je peine à dénicher les mots à marier pour en faire l'éloge.

Désolant de constater bêtement que mon manque de culture me censure.
Ç'aurait fait un beau texte, j'en suis sûre.

(Inspiration ICI)

l'art de dire à un trou d'cul qu'il est trou d'cul

Il a ce foutu don de m'endiabler le jugement. D'abattre la  plus dissimulée de mes évidence.  Il peut sans effort aucune, aller harponner sauvagement la vague impression de complicité que j'ai promptement cru partager avec lui.

Il est comme ça, Néo.  Un énorme rustre de la pensée profonde.  Un serial killer de dogmes, d'idéologies et de credo crus acquis. Il s'empare de mes certitudes et les transforme en utopies. Le tout sans ruse, sans feinte, sans chafouinerie.

Ho, il y a longtemps que j'ai baissé les armes, que j'ai hissé le drapeau blanc.  Malgré mon excessive disposition à la compétition, je ne puis me mesurer à l'éclat de ses assertions.

Quel être impudent.
Passé maître dans l'Art de me faire sentir trou d'cul.

Vous savez, rares sont les gens comme ça. Ceux que l'on exècre l'espace d'un moment, puis que l'on vénère la plupart du temps.  (vénérer étant un bien grand mot, Néo. Pense quand-même pas que je m'agenouillerai devant toi)

Qui d'autre, mis à part  Mistral, pourrait me traiter d'épaisse aussi esthétiquement?