C'est vraiment agréable se rendre aux urgences dans mon cas. Je suis certaine que tout le personnel hospitalier demeurera à jamais marqué par l'originalité de mes visites...
Habituellement, quand on se présente dans un hopital avec un poignet ensanglanté, on pense tout de suite à la tentative de suicide. Mais quand t'arrive avec un sourire niais, la main prise dans un réchaud à café, même si pleine de sang, t'as droit à un fou rire immédiat du plus sérieux des médecins.
Crime.
Yé en stainless l'asti de réchaud. J'ai quand-même réussi à m'écorcher sérieusement la peau en essayant de sortir ma main de l'ouverture. "Mais que faisais-tu, l'Adu, la main là dedans?" Me direz vous... Dah!. Voulais juste le laver bâtard.
Pourtant, si ça a entré, ça aurait du sortir crime. Ben non. Pris pas à peu près... J'en ai presque strippé l'ouverture à essayer de me défaire de ce piège. C'est quand j'ai vu que l'eau de vaisselle était devenue toute rouge que j'ai compris que c'était un cas de clinique. Je vous assure, j'ai sérieusement songé à l'emputation quand j'ai compris qu'il me faudrait de l'assistance pour me sortir de cette torture. J'ai donc pris mon courage à deux heu... une main, pis j'ai sauté dans mon auto pour l'hopital.
Le pire simonac, cé que j'étais seule. Pis que ma voiture est manuelle...
Qui chuis-ze?
- L'Adulescente
- Sur mon blogue, ya que de la vérité... Je mets juste un ti peu de contexte à l'entours...
Je les Adule !
Mes Top Commentés
Paraît-il que pas plus tard que tout à l'heure, une grande frisée s'est pointé au Rona de son cartier pour se greiller de quelques bricoles.
Supposément, qu'en sortant le pied de sa voiture, elle avait l'air bien absorbée par la liste qu'elle zieutait en marchant d'un pas sur.
Entendu dire qu'elle les a pas vu, les 2x6 de 16 pieds de long, qui sortaient d'la boîte du pick-up de Monsieur Pichette.
À ce qu'il paraît, Pichette était tellement absorbé à reluquer les grandes jambes de la mam'zelle distraite que l'idée lui a pas passé par la tête de lui lâcher un "ouak" pour l'avertir de l'approche imminente des matériaux sur son trajet...
V'la ti pas qu'la grande, à ce qu'on m'a dit, a mangé un bon coup de 2x6 en pleine poire. C't'idée aussi de pas r'garder en avant quand on marche!
En tout cas, à en croire les têteux de café au restaurant du coin, c'était pas mal cocasse de la voir basculer par en arrière pour s'étendre de tout son long dans le stationnement du Rona.
Elle qui récemment, parlait d'ornithologie, on peut dire qu'elle en a vu, là... des tits oiseaux...
J'ai pas le pouce vert.
Il me serait aisé de faire dessécher une plante aquatique. Tellement pas le germe d'horticulture dans le sang que je pourrais même faire faner des fleurs qui ornent une tapisserie...
Allez savoir pourquoi, chaque printemps, la mam'zelle se retrousse les manches et sort sa pioche pour aller pétrir la terre dans le but de lui soutirer plus tard les fruits de ses toujours vaines semences.
Cette année n'a pas fait exception. Sais pas si le fait d'être sur les derniers milles de mon sabbatique m'a donné conscience de la chance que j'ai de pouvoir passer l'été au plein air, mais cibole, elle sont belles mes plates-bandes. Madame Bouchard, ma voisine au camping, en est verte de jalousie. Je l'ai bien vu hier, quand elle prenait soin de ses géraniums... J'arrosais fièrement mes hostas quand du haut de sa marchette, elle s'est étiré le cou l'air pantoise devant la beauté de mon oeuvre. Elle m'a même pas complimenté.... vieille crisse.
Je suis vraiment devenue pathétique.
Yé temps que je retourne au boulot avant de me mettre à l'ornithologie...
Étant donné que la température est aussi chiante et froide que ma relation avec mon ex, j'ai pris l'initiative, aujourd'hui, d'aller me taper une séance intensive de magasinage de cochonneries.
C'est que voyez-vous, la distance qui sépare mon patelin abitibien du Wal Mart le plus près est inversement proportionnelle à celle qui se situe entre deux poils sur le cul d'une puce... C'est loin!
Ceci, combiné au fait que j'exècre les magasins grandes surfaces, fait en sorte que j'attends toujours que la liste des items manquants à mon bien-être soit tellement imposante que je n'ai d'autre choix que de m'y rendre.
Mon expérience d'aujourd'hui fut horrible.
Pendant que je peinais à essayer de faire passer mon chariot plus que bondé entre une grosse madame lunatique et un rack de DVD en solde, mon ventre s'est mis à émettre un drôle de bruit. Une intense crampe abdominale me força ensuite à bousculer l'obèse juste avant que mon manque de patience me pousse à le faire volontairement. C'est quand les frissons ont envahis mon corp que j'ai compris qu'il devenait urgent que mon radar à bécosse entre en fonction.
On m'a souvent dit qu'une gastro, ça se pognait ben vite. Je peux maintenant confirmer cette thèse de manière scientifique et éprouvée.
Étant donné qu'une crampe n'attendait pas l'autre, me suis mis à courir avec mon carrosse. Plus j'avançais, moins je portais attention aux "Ouch, fait attention" que j'entendais durant mon parcours. Tel un pingouin se faisant poursuivre par un prédateur affamé, je priais l'approche Ô combien convoitée des toilettes les plus proches.
Puisque les bruits qu'émettait mon corps n'avaient d'égal que la douleur qu'ils m'imposaient, mon arrivée à la salle de bain fut fracassante...
Vous saviez qu'un chariot bondé est capable de faire un crissement de pneus vous?? Ça peut chavirer, aussi, quand t'as pas d'autre choix que de faire un "U turn" pour ralentir la cadence. Surtout quand ton instinct t'affirme qu'il ne faut surtout pas forcer pour essayer de le retenir...
Quand, en sueur, j'ai enfin pu mettre mon ti-cul de reine sur mon trône de fortune, j'ai pensé mourir. De honte d'abord, parce que presque toutes les cabines voisines étaient prises. Le concerto que j'offrais n'avait rien à voir avec la tite musique d'ascenseur qu'on retrouve habituellement dans un pareil endroit. De souffrance ensuite, car toute personne qui a déjà souffert de ce mal puissant sait qu'il est impossible de prévoir quel orifice le jet de sauce va élire comme exutoire. Et une poubelle à kotex, c'est pas vraiment hermétique vous savez.
J'ai attendu une forte baisse d'achalandage avant de sortir de ma cachette. Ça m'a donné l'occasion de réfléchir un peu, entre deux jets, à l'explication que j'allais donner au personnel concernant l'atterrissage catastrophique de mon panier d'emplettes...
Curieusement, personne m'attendait avec une camisole de force lorsque j'ai franchi la porte. Mon chariot était même remis sur pieds avec tout son contenu.
Me suis vraiment fait "low profile" rendu à la caisse pour payer. Et ça a été un calvaire de vider mon panier sur le comptoir du commis. Par chance, Dieu a fait en sorte que rien n'était trop lourd... M'aurais vraiment pas vu être obligée de forcer. Le seul fait de respirer et de me tenir debout quémandait toute mon énergie.
Je vous épargne les détails juteux qui ont agrémenté mon trajet du retour. Je vous dirai juste que lorsque j'aurai retrouvé toutes mes forces, ma première activité consistera a faire un minutieux nettoyage intérieur de ma voiture.